Juin 2014 | Volume 9 | Numéro 2

 

Mot du président

 

Comme vous le savez, la Fédération des associations de cadres municipaux du Québec continue à exercer son leadership en partenariat avec la Table de concertation relativement au dossier sur la reconnaissance des associations de cadres municipaux auprès du gouvernement du Québec (MAMROT) et de l’UMQ.

À titre de rappel les cadres municipaux désirent :

  • Une reconnaissance formelle de leur association locale par leur municipalité pour être reconnu comme représentante des intérêts de l’ensemble des cadres.
  • Une obligation d’être consulté dans un esprit de concertation pour l’établissement de leurs conditions de travail.
  • Obtenir le prélèvement automatique de la cotisation par l’employeur sur le salaire de chacun des cadres membre de l’association représentative.
  • Prévoir un mécanisme de résolution des mésententes.

La formation d’une association locale, sa reconnaissance et le prélèvement des cotisations a pour but de donner les moyens aux associations locales de représenter et de défendre les intérêts des cadres. La reconnaissance des associations aiderait particulièrement les cadres dans les cas de litiges en droit du travail ou en regard de pratiques condamnables par la loi, telle que la corruption, la collusion ou la fraude. Si la loi ne donne pas aux cadres les moyens de se défendre, ils ne prendront pas le risque de perdre leurs emplois et de ruiner leurs carrières dans le domaine municipal parce qu’ils seront incapables de se replacer dans d’autres municipalités. Un autre point important est que les cadres n’ont pas les moyens financiers de se défendre contre une municipalité, ils risquent d’y laisser leur santé et leur patrimoine familial.

Les directeurs généraux de la ville de Montréal et de la ville de Laval l’ont exprimé publiquement lors des audiences de la Commission Charbonneau. Ils ont mentionné qu’ils n’ont pas dénoncé ces situations de corruption, car il ne voulait pas mettre en péril leur carrière et leur rêve d’être à la tête de l’administration d’une ville de cette importance.

La reconnaissance d’une association locale bien financée, membre de la fédération, est un outil important pour permettre aux cadres de dénoncer des situations de corruption, de collusion ou de malversation dans les affaires municipales. Cette reconnaissance leur donne les moyens de se défendre contre toutes représailles liées à la dénonciation de comportement criminel ou non éthique de certains membres de l’administration municipale. Comme vous vous en doutez, les mesures de représailles contre ceux qui osent dénoncer sont souvent subtiles. Nous vous invitons donc à prendre connaissance de l’excellent article à ce sujet de Me Jean Bernier, procureur de la Fédération des associations de cadres municipaux du Québec, qui précise ce que représente «le poids du silence» dans le monde municipal.

Michel Hurteau
Président FACMQ

 

juridique

LE POIDS DU SILENCE

Les révélations faites à la Commission Charbonneau mettent en évidence un état de fait inquiétant.

Comment expliquer le silence de tant de cadres municipaux qui, normalement, auraient dû connaître et dénoncer certains cas de collusion et de fraudes. Pourquoi n’ont-ils pas agi?

Pourquoi n’ont-ils pas déposé une plainte à la police ou avisé les autorités?

 info Lire

UN DOUCE RETRAITE... POUR QUE LE REVE DEVIENNE REALITE !

Toutes ces belles publicités montrant des personnes retraitées heureuses et en pleine forme, en bermuda et polo griffé, sur des plages de sable blanc, un terrain de golf ensoleillé ou dans un motorisé tout équipé ont de quoi faire rêver ! Nous aspirons tous à ce genre de retraite, non ?

Lire